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| Les clandestins |
| Depuis le début d’année, nous assistons à une augmentation du nombre d’attentats sur le thème les Corses doivent rester maître de leur terre | Bon, plantons le décor. Je suis Corse, j’aime la Corse et je me sens libre. Cependant, il y a un problème. Enfin, il devrait y avoir un problème puisque des hommes souvent cagoulés s’expriment en mon nom et au nom de tous les Corses. C’est un peu comme dans Matrix, je crois être libre mais je ne le suis pas. Des gens ont lobotomisés les Corses et un groupe d’irréductibles se battent pour nous permettre de retrouver une liberté qu’on croit avoir mais qu’on n’a pas !
Le problème c’est que ce groupe d’irréductible en fait des groupes d’irréductibles et en plus ils ne s’aiment pas trop. Pourtant de liberté y en a qu’une non ??
L’autre souci c’est qu’autant je peux critiquer le président de la république, je peux critiquer le premier ministre ou le ministre de l’intérieur mais eux je ne sais pas si je peux les critiquer sans prendre de risque. Ils se battent pour la liberté de la Corse, peut être, mais se battent ils pour la liberté des Corses. Il y a là une petite nuance.
Depuis le début de l’année, il y a une recrudescence des attentats contre les villas appartenant à des étrangers ou des continentaux sous le prétexte que les Corses doivent rester maître de leur terre. Le problème serait que les prix sont tellement hauts que les Corses ne peuvent plus accéder à la propriété notamment dans les endroits les plus touristiques.
Déjà si les prix sont élevés c’est que le vendeur qui est très souvent Corse fixe un prix de vente très élevé. Ensuite, si les prix sont très élevés c’est parce que l’offre de logement est trop faible par rapport à la demande.
Ensuite, il est évident qu’avec des salaires plus faibles que sur le continent, les Corses ont du mal à payer ce qui est demandé pour un terrain, un maison ou une construction.
Alors que proposent ces « cagoulés » que les non Corses s’abstiennent d’acheter en Corse. Que c’est ça le moyen de faire baisser le prix des transactions immobilières ? Ah mais alors, il faut éclairer leurs lanternes. A Bastia, qui n’est pas la ville où les non Corses rêvent d’avoir un appartement, le prix au m2 peut atteindre 3000 euros soit 20000 francs. Alors qu’il y a quelques années on était à 10 000 francs. Où est la faute des non Corses dans cette hausse vertigineuse ??
J’en ai un peu marre que des hommes essayent de penser pour moi ou commettent des attentats en mon nom (comme au nom de tous les Corses).
Il faut dire que les présidentielles approchent. Est-ce le hasard si les flnc union des combattants et le flnc du 22 octobre se livrent à une surenchère d’attentat de résidences secondaires ? Ou est ce une course à la négociation, sachant que s’il y a des négociations pour une trêve cela se ferait avec le mouvement clandestin le plus influant. Or une trêve cela peut s’acheter…
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| L’université de Corse |
| L’université de Corse crée il y a près de 20 ans en Corse devait être une chance pour nos jeunes. Est-ce le cas ? | Il est très dure voire impossible d’avoir une statistiques des jeunes Corses qui sortent de la fac avec un diplôme et qui arrivent à trouver un emploi ou de savoir au bout de combien de temps ils arrivent à décrocher un job. Pourtant, avoir ces statistiques seraient un outil incroyable pour développer les filières, voir si tels ou tels choix ont été judicieux, corriger le tir. Encore faut il accepter de se remettre en question
1-son implantation
Au moment de sa création, la décision a été prise de mettre l’université de Corse à Corte. Le choix est il dû à la gueguerre entre Bastia et Ajaccio, où est il la résultante de la symbolique historique du lieu. Quoiqu’il en soit, il y a 20 ans il n’y avait pas grand-chose à Corte. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, il n’y a pas plus de choses. Pas de théâtre, pas de bibliothèque, une seule salle de cinéma. En fait, si aujourd’hui l’université déménageait les seules entités qui pourraient faire faillite sont les bars. La ville de Corte a agi comme si elle ne faisait pas confiance au développement de l’université.
2-le rôle de l’université
Il est indéniable que le rôle d’une université est avant tout humain. Pour tout ceux qui sont passés par la fac, cela a permis un brassage de culture et d’horizon. On découvre d’autres personnes d’univers et de milieux différents.
Faire une université en Corse permettait à ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer des études sur le continent d’accéder à la fac en Corse. Un des rôles de l’université de Corse devait donc être de faire venir les gens en Corse, de permettre le brassage des cultures. Si des jeunes Corses n’ont pas les moyens d’aller voir ailleurs amenons l’ailleurs en Corse.
Cependant, là il y a un échec. Tout d’abord parce que l’université n’a pas pensé à développer des filières fortes qui auraient reposé sur des spécificités de la Corse. Tourisme, écologie, énergies renouvelables, autant de points sur lesquelles l’université de Corse aurait pu concevoir des filières fortes qui auraient pu attirer des jeunes de tous les coins de la France ou de l’Europe.
Une fac qui ne s’ouvre pas est une fac presque morte.
Mais surtout, on ne peut pas jouer avec l’avenir de nos enfants. Qu’on soit de gauche, de droite ou nationalistes on n’a pas le droit de faire de notre jeunesse corse une jeunesse sacrifiée. Or l’université est devenue un creuset idéologique. Imaginez son image lorsqu’on donne le nom d’un amphi à un militant nationaliste. Croyez vous que cela va donner envie à des jeunes alsaciens ne venir en Corse étudier ? (Attention je ne fais aucun jugement politique, juste un constat d’image)
L’autre raison d’une nécessité d’ouverture c’est l’après diplôme. Entre 1992 et 2004 le nombre de diplômes délivrés par l’université de Corse est passé de 928 à 1684 pour près de 5000 inscrits. Le tissu économique de la Corse permet il d’absorber ces jeunes diplômes ? Vu l’évolution de notre pib dans la même période la réponse est évidente : non.
Or l’université de Corse n’a pas tissé de lien avec des tissus économiques d’autres régions de France ou d’Europe. Là encore, on rejoint le point faible de l’absence de filières fortes. Pourquoi une entreprise girondine aurait plus besoin d’un diplômé corse mathématiques que d’un jeune diplômé lorrain en mathématiques. En revanche s’il y avait eu un jeune diplômé dans une filière forte portée sur les énergies renouvelables (par exemple) cela pouvait intéressée des entreprises françaises ou européennes.
Le fait d’avoir une université forte permettrait d’avoir une forte attractivité. Des entreprises ou leur section recherche et développement pourrait s’installer ici pour bénéficier des études et des laboratoires de l’université.
Nous pouvons sans trop prendre de risque que la Corse a raté son rendez-vous avec l’université de Corse. Le plus navrant c’est qu’il n’est jamais trop tard pour modifier les choses mais là encore cela ne semble inspirer personne. Pas passionnant le devenir d’une université dans un programme politique…
En tout cas, j'espère avoir les moyens financiers de ne pas envoyer mes enfants à la faculté de Corse mais plutot sur le continent.
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| La violence en Corse comme frein au développement |
| On affirme que souvent la violence est la raison de la faiblesse économique de la Corse. Et, s’il s’agissait plutôt d’une excuse à l'incapacité... | Effectivement la violence est condamnable. Elle peut entraîner de graves dérives et elle échappe à tout contrôle.
On entend souvent les élus nationaux ou corses affirmait que la condition sine quo none pour développer la Corse est l’arrêt total et définitif de la violence politique.
Si il y a quelques années, il était facile d’identifier un attentat politique d’un attentat lié au racket ou à un problème de voisinage. Il est difficile d’en faire la distinction aujourd’hui. Entre deux mitraillages de gendarmerie vient se greffer un attentat d’un commerce, entre deux villas appartenant à des non-corses s’immisce un attentat contre un bar.
Mettre une gifle à un touriste est il considéré comme un acte politique ou une dispute entre deux personnes.
Alors doit on demander que la Corse soit la seule région avec un degré 0 de violence pour qu’elle puisse se développer ?
Le mieux c’est de faire une comparaison avec une autre région européenne. Par exemple, les pays basques espagnols dont la violence a été beaucoup plus dure qu’en Corse et les attentats y ont fait énormément de morts :
Population de la Corse : 260 196 habitants
Population des pays basques espagnols : 2 112 204 habitants
Pib/habitant de la corse : 5 215 € en 2002 et 5 455 € en 2003
Pib/habitant des pays basques espagnols : 20 918€ en 2002 et 22 274€ en 2003
Nbre de visiteurs en 2005 corse : 2 600 000
Nbre de visiteurs en 2005 Pays basques espagnols : 1 825 043
Je pense que cela se passe de commentaires. Bien entendu, on peut objecter le fait qu’ils aient 10 fois plus d’habitants et donc un marché intérieur plus important. Mais dans ce cas ce n’est pas la violence qui est en cause.
Mais on ne va pas pleurer pendant 1000 ans sur notre faible population. Il faut repenser notre tourisme car si on en a plus que dans les pays basques espagnols, ce n’est pas non plus une avance incroyable.
De toute façon, il n’y a pas 36 000 possibilités si notre marché intérieur est si faible il faut soit être capable d’exporter soit réussir à attirer des entreprises en Corse. Je pense que la solution qui consisterait à attendre qu’on atteigne les 2000000 d’habitants par notre démographie n’est pas envisageable. A moins de sacrifier encore quelques milliers de générations !
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| Le problème de la dette de l’agriculture corse |
| Des chiffres pris sur différents sites officiels montrent le problème récurrent de l’agriculture Corse dont l'avenir semble passer par une redéfinition de l'agriculture insulaire | 1-Que pèse l’agriculture dans l’économie Corse ?
Le secteur agricole occupe aujourd'hui une place réduite dans l'économie insulaire : représentant environ 2% du PIB de l'île et 3,6% de la population active, il génère un chiffre d'affaires annuel de 230 millions d'euros.
Entre 1988 et 2000, la Corse a perdu 30% de ses exploitations agricoles, ce qui est conforme à la tendance nationale.
La taille des exploitations agricoles corses est inférieure d'un tiers environ à la moyenne nationale. Ce déficit de taille entraîne des problèmes de rentabilité car les prix à la production du secteur agricole ne cessent de baisser alors que les coûts d’exploitation augmentent.
2-L’endettement et sa décomposition
Le taux d’endettement global (toutes productions confondues) s’élève à 43% en Corse alors qu’il est à 35 au niveau national. C'est-à-dire que l’endettement représente 124 % du chiffre d’affaire (87% au niveau national)
La décomposition de la dette de l’agriculture corse est la suivante :
200 millions d’euros de dettes bancaires
60 millions d’euros de dettes sociales
9,4 millions d’euros de dettes envers l’office d’équipement hydraulique de Corse.
3-le problème de la dette
Que cela soit Glavany ministre de l’agriculture sous Jospin ou Sarkosy, les plans d’aide pour apurer la dette ne semble pas donner grand-chose. Glavany a pondu une mesure à laquelle 58 exploitants pouvaient prétendre et 177 personnes pouvaient potentiellement prétendre (sur 3600 unités de production !). Autant le dire, une goutte d’eau dans l’océan.
On peut aussi tout simplement supprimer la dette avec une gomme mais est ce que cela va résoudre les trois problèmes fondamentaux de l’agriculture corse :
Faible rentabilité des exploitations, en raison de leur taille, des coûts de production (déficit fourrager, surcoût engendré par l'insularité...) et des problèmes de gestion, largement imputables au manque de professionnalisme et de formation
Situation foncière complexe : l'indivision rend l'accès au foncier difficile
Vieillissement préoccupant de la population agricole : la part des moins de 35 ans n'atteint plus que 12% en 2002. L'âge moyen s'élève désormais à 50 ans
Il ne sert à rien de faire des plans de relance si c’est pour ne pas régler les problèmes de fond et faire faire du yo-yo à la dette des agriculteurs corses.
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| l'agriculture corse et son potentiel |
| Entre endettement et effacement de la dette, l’agriculture corse se perd en ne trouvant pas son chemin… | Dans son histoire, l’homme a cultivé pour survivre. Il produisait ce dont il avait besoin (enfin essayait de le faire entre les guerres, les caprices climatiques).
Il pouvait même espérer faire du truc s’il produisait bien. Mais les temps ont bien changé. Maintenant, on doit produire dans le but de gagner de l’argent afin d’acheter au moins ce dont on a besoin. Et puis, l’offre est devenue supérieure à la demande. Enfin dans nos pays..
On a vu que notre agriculture, l’agriculture corse, souffre, il y a bien sûr les problèmes liés à l’exportation de notre production. Il y a aussi les problèmes historiques liés à la taxation de notre production que nous voulions exporter sur le continent.
Enfin le résultat est aujourd’hui l’agriculture corse connaît des difficultés. D’ailleurs les importations représentent 90% des parts de marché en Corse. D’ailleurs, la dette des agriculteurs corse en témoigne.
La question est : est ce que l’agriculture telle qu’on la définissait est un vecteur de développement économique pour la Corse ?
Autrement dit, les exploitations de petites tailles corses peuvent elle rivaliser avec des exploitations gigantesques d’autres pays ? La réponse semble évidente : non.
Il ne faut plus produire ce que l’on peut trouver ailleurs (surtout lorsque la qualité est presque identique). D’autant plus que les prix ne cessent de baisser. Or, lorsque vous avez une petite exploitation et que vous produisez à la mesure de cette exploitation si les prix baissent trop vous ne pouvez que vous endettez pour vivre!
En revanche si nous donnons une valeur ajoutée à la production, un savoir faire (comme pour le vin aoc corse) nous pouvons faire quelque chose d’intéressant.
Le vin corse, le miel corse, la charcuterie corse dont un aoc est en cours de création voila autant de domaine dont le savoir faire pour transformé une production de base peut faire la différence avec des concurrents. Bien entendu, la liste peut s’allonger.
Mais je ne vois pas comment le pomelo corse ou l’orange corse ou le kiwi corse peuvent gagner des parts de marché. Oui, ils sont meilleurs sans aucun doute. Mais, tous les consommateurs ne sont pas des fins gourmets. Et là différence de prix en notre défaveur ne peut justifier la différence de qualité.
Il serait sans doute bon de créer des aoc et de valoriser un savoir faire corse.
Le problème c’est que pour orienter notre agriculture, il faudrait accepter de soutenir ceux qui suivent les changements et ne plus aider ceux qui s’y refuseraient.
Or, y a-t-il un élu corse qui serait capable de prendre un tel risque électoral ? Et si toutefois il le prenait, ne serait il pas condamner à perdre ?
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| Notre jeunesse a-t-elle un avenir? |
| Il y a des chiffres dont on ne parle pas en Corse. Les ignore t on? Ou préférons nous ne pas en parler? | Je me suis penché sur le chômage des mois de 25 ans en Corse. Pourquoi? Parce que lors des émeutes qui ont frappé les banlieues, bcp ont mis en avant le désarroi d’une jeunesse qui ne croyait plus en son avenir. L’un des chiffres récurrents c’est le taux de chômage particulièrement élevés de ces endroits que l’on qualifie de poudrière.
Or, chez nous, nous constatons qu’avec l’affaire de Luri (ces jeunes qui avaient lancé des cocktails Molotov dans la caserne de la gendarmerie, les « clandestini corsi » ou les bagarres entre jeunes Corses et jeune d’origines arabes, notre jeunesse peut déraper. D’où vient ce malaise ? Du coup j’ai voulu voir les chiffres du chômage de ces jeunes. Après quelques recherches notamment sur le site de l’insee corse. Voila le résultat :
La population active des mois de 25 ans représente 8560 personnes ( on entend par population active ceux qui sont en age de travailler (à partir de 15 ans), qui travaille ou qui sont déclaré demandeur d’emploi)
Le nombre de chômeurs de mois de 25 ans est de 3178 personnes.
Ce qui donne un taux de chômage de 37.13% !!!
C'est-à-dire à peine moins que dans certaines banlieues chaudes pour lesquelles le chômage était censé être la cause de l’explosion de violence.
C’est un taux énorme sachant que nous sommes dotés d’une université (pour 270 000 habitant).
Avec un tel taux de chômage chez les jeunes comme espérer attirer des entreprises en Corse ? Comment espérer attendre de nos jeunes, qui sont allés étudier sur le continent, qu’ils reviennent en Corse ?
Lors des dernières élections régionales, avez-vous entendu parlé d’un programme d’un candidat afin de s’intéresser à nos jeunes et à leur avenir.
Comment peut on parler d’avenir de la Corse si nous ne sommes pas en mesure d’en assurer un à notre jeunesse ?
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| la corse et la communication |
| Que pesons nous réellement? Dans un monde où il faut avoir de la puissance pour exister quelles sont nos armes? | Que pèse la Corse ? Voila une question qui mérite une réponse claire pour comprendre certaines situations actuelles.
La Corse pèse quelques personnalités historiques, elle peut se vanter de la citation de Rousseau « J'ai quelque pressentiment qu'un jour, cette petite île étonnera l'Europe».
Cependant, elle ne pèse pas plus que ses 270 000 habitants en comptant les plus âgés et les nouveaux nés.
Ces 270 000 personnes donnent un peu plus de 173 000 électeurs. Donc, d’un point de vue politique nationale la Corse c’est un potentiel de 173 000 voix. Sur toute la France, on recense 39 000 000 millions d’électeurs. Donc la Corse c’est 0.44% de l’électorat national.
Que croyez que va faire un candidat à une élection nationale ? Se pencher sur ce qui représente 0.44% de son électorat potentiel ou aller dans le sens des 99.56%. Est il étonnant que les élus nationaux essaye de faire taire la violence qui dérangent et agacent les continentaux plutôt que de penser à un développement économique de l’île ? Ce développement entraînerait sans doute une réduction de la violence mais dans des délais trop longs pour satisfaire aux échéances électorales. Or, les deux options pour réduire la violence sont la répression tout azimut ou les négociations secrètes afin d’arracher une trêve.
Que pèse un marché de 270 000 âmes ? Pas grand-chose. Il suffit de constater l’absence de grandes marques. Bien sûr, on peut s’en vanter (et je ne suis pas pressé de voir mac do en Corse). Mais, je ne pense pas que leur absence est due à notre résistance. Elle est plutôt la conséquence d’un marché intérieur trop faible pour être attractif.
Donc 0.44% du corps électoral français et grande faiblesse de son marché intérieur. Nous avons tout intérêt à compenser ce double déficit. C’est là que la maîtrise des outils de communication devient primordiale. La communication c’est l’art de compenser une faiblesse. C’est le moyen de peser plus que nous ne pesons réellement. Cela peut donner une caisse de résonance inouïe. Cela permet de déranger, de se faire entendre à défaut de se faire écouter. Il faut savoir utiliser les médias et non se laisser utiliser par eux. Mais pour cela, il faut définir un objectif car il ne s’agit pas de faire uniquement du bruit. Il faut aussi savoir être plus agressif et non attendre des signes de reconnaissance de l’intelligentsia parisienne. Il ne faut pas se vendre pour un bol de soupe c'est-à-dire ne pas s’opposer à la démagogie des élus nationaux en espérant une vague petite place dans un vague petit ministère. J’aurais dès fois tendance à penser qu’en Corse, chez nous, il n’y a pas besoin de colonisateur tant nous nous comportons comme des colonisés.
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