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Le problème de la dette de l’agriculture corse
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Des chiffres pris sur différents sites officiels montrent le problème récurrent de l’agriculture Corse dont l'avenir semble passer par une redéfinition de l'agriculture insulaire
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1-Que pèse l’agriculture dans l’économie Corse ?
Le secteur agricole occupe aujourd'hui une place réduite dans l'économie insulaire : représentant environ 2% du PIB de l'île et 3,6% de la population active, il génère un chiffre d'affaires annuel de 230 millions d'euros.
Entre 1988 et 2000, la Corse a perdu 30% de ses exploitations agricoles, ce qui est conforme à la tendance nationale.
La taille des exploitations agricoles corses est inférieure d'un tiers environ à la moyenne nationale. Ce déficit de taille entraîne des problèmes de rentabilité car les prix à la production du secteur agricole ne cessent de baisser alors que les coûts d’exploitation augmentent.
2-L’endettement et sa décomposition
Le taux d’endettement global (toutes productions confondues) s’élève à 43% en Corse alors qu’il est à 35 au niveau national. C'est-à-dire que l’endettement représente 124 % du chiffre d’affaire (87% au niveau national)
La décomposition de la dette de l’agriculture corse est la suivante :
200 millions d’euros de dettes bancaires
60 millions d’euros de dettes sociales
9,4 millions d’euros de dettes envers l’office d’équipement hydraulique de Corse.
3-le problème de la dette
Que cela soit Glavany ministre de l’agriculture sous Jospin ou Sarkosy, les plans d’aide pour apurer la dette ne semble pas donner grand-chose. Glavany a pondu une mesure à laquelle 58 exploitants pouvaient prétendre et 177 personnes pouvaient potentiellement prétendre (sur 3600 unités de production !). Autant le dire, une goutte d’eau dans l’océan.
On peut aussi tout simplement supprimer la dette avec une gomme mais est ce que cela va résoudre les trois problèmes fondamentaux de l’agriculture corse :
Faible rentabilité des exploitations, en raison de leur taille, des coûts de production (déficit fourrager, surcoût engendré par l'insularité...) et des problèmes de gestion, largement imputables au manque de professionnalisme et de formation
Situation foncière complexe : l'indivision rend l'accès au foncier difficile
Vieillissement préoccupant de la population agricole : la part des moins de 35 ans n'atteint plus que 12% en 2002. L'âge moyen s'élève désormais à 50 ans
Il ne sert à rien de faire des plans de relance si c’est pour ne pas régler les problèmes de fond et faire faire du yo-yo à la dette des agriculteurs corses.
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