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| L’université de Corse |
| L’université de Corse crée il y a près de 20 ans en Corse devait être une chance pour nos jeunes. Est-ce le cas ? | Il est très dure voire impossible d’avoir une statistiques des jeunes Corses qui sortent de la fac avec un diplôme et qui arrivent à trouver un emploi ou de savoir au bout de combien de temps ils arrivent à décrocher un job. Pourtant, avoir ces statistiques seraient un outil incroyable pour développer les filières, voir si tels ou tels choix ont été judicieux, corriger le tir. Encore faut il accepter de se remettre en question
1-son implantation
Au moment de sa création, la décision a été prise de mettre l’université de Corse à Corte. Le choix est il dû à la gueguerre entre Bastia et Ajaccio, où est il la résultante de la symbolique historique du lieu. Quoiqu’il en soit, il y a 20 ans il n’y avait pas grand-chose à Corte. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, il n’y a pas plus de choses. Pas de théâtre, pas de bibliothèque, une seule salle de cinéma. En fait, si aujourd’hui l’université déménageait les seules entités qui pourraient faire faillite sont les bars. La ville de Corte a agi comme si elle ne faisait pas confiance au développement de l’université.
2-le rôle de l’université
Il est indéniable que le rôle d’une université est avant tout humain. Pour tout ceux qui sont passés par la fac, cela a permis un brassage de culture et d’horizon. On découvre d’autres personnes d’univers et de milieux différents.
Faire une université en Corse permettait à ceux qui n’avaient pas les moyens de se payer des études sur le continent d’accéder à la fac en Corse. Un des rôles de l’université de Corse devait donc être de faire venir les gens en Corse, de permettre le brassage des cultures. Si des jeunes Corses n’ont pas les moyens d’aller voir ailleurs amenons l’ailleurs en Corse.
Cependant, là il y a un échec. Tout d’abord parce que l’université n’a pas pensé à développer des filières fortes qui auraient reposé sur des spécificités de la Corse. Tourisme, écologie, énergies renouvelables, autant de points sur lesquelles l’université de Corse aurait pu concevoir des filières fortes qui auraient pu attirer des jeunes de tous les coins de la France ou de l’Europe.
Une fac qui ne s’ouvre pas est une fac presque morte.
Mais surtout, on ne peut pas jouer avec l’avenir de nos enfants. Qu’on soit de gauche, de droite ou nationalistes on n’a pas le droit de faire de notre jeunesse corse une jeunesse sacrifiée. Or l’université est devenue un creuset idéologique. Imaginez son image lorsqu’on donne le nom d’un amphi à un militant nationaliste. Croyez vous que cela va donner envie à des jeunes alsaciens ne venir en Corse étudier ? (Attention je ne fais aucun jugement politique, juste un constat d’image)
L’autre raison d’une nécessité d’ouverture c’est l’après diplôme. Entre 1992 et 2004 le nombre de diplômes délivrés par l’université de Corse est passé de 928 à 1684 pour près de 5000 inscrits. Le tissu économique de la Corse permet il d’absorber ces jeunes diplômes ? Vu l’évolution de notre pib dans la même période la réponse est évidente : non.
Or l’université de Corse n’a pas tissé de lien avec des tissus économiques d’autres régions de France ou d’Europe. Là encore, on rejoint le point faible de l’absence de filières fortes. Pourquoi une entreprise girondine aurait plus besoin d’un diplômé corse mathématiques que d’un jeune diplômé lorrain en mathématiques. En revanche s’il y avait eu un jeune diplômé dans une filière forte portée sur les énergies renouvelables (par exemple) cela pouvait intéressée des entreprises françaises ou européennes.
Le fait d’avoir une université forte permettrait d’avoir une forte attractivité. Des entreprises ou leur section recherche et développement pourrait s’installer ici pour bénéficier des études et des laboratoires de l’université.
Nous pouvons sans trop prendre de risque que la Corse a raté son rendez-vous avec l’université de Corse. Le plus navrant c’est qu’il n’est jamais trop tard pour modifier les choses mais là encore cela ne semble inspirer personne. Pas passionnant le devenir d’une université dans un programme politique…
En tout cas, j'espère avoir les moyens financiers de ne pas envoyer mes enfants à la faculté de Corse mais plutot sur le continent.
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| Notre jeunesse a-t-elle un avenir? |
| Il y a des chiffres dont on ne parle pas en Corse. Les ignore t on? Ou préférons nous ne pas en parler? | Je me suis penché sur le chômage des mois de 25 ans en Corse. Pourquoi? Parce que lors des émeutes qui ont frappé les banlieues, bcp ont mis en avant le désarroi d’une jeunesse qui ne croyait plus en son avenir. L’un des chiffres récurrents c’est le taux de chômage particulièrement élevés de ces endroits que l’on qualifie de poudrière.
Or, chez nous, nous constatons qu’avec l’affaire de Luri (ces jeunes qui avaient lancé des cocktails Molotov dans la caserne de la gendarmerie, les « clandestini corsi » ou les bagarres entre jeunes Corses et jeune d’origines arabes, notre jeunesse peut déraper. D’où vient ce malaise ? Du coup j’ai voulu voir les chiffres du chômage de ces jeunes. Après quelques recherches notamment sur le site de l’insee corse. Voila le résultat :
La population active des mois de 25 ans représente 8560 personnes ( on entend par population active ceux qui sont en age de travailler (à partir de 15 ans), qui travaille ou qui sont déclaré demandeur d’emploi)
Le nombre de chômeurs de mois de 25 ans est de 3178 personnes.
Ce qui donne un taux de chômage de 37.13% !!!
C'est-à-dire à peine moins que dans certaines banlieues chaudes pour lesquelles le chômage était censé être la cause de l’explosion de violence.
C’est un taux énorme sachant que nous sommes dotés d’une université (pour 270 000 habitant).
Avec un tel taux de chômage chez les jeunes comme espérer attirer des entreprises en Corse ? Comment espérer attendre de nos jeunes, qui sont allés étudier sur le continent, qu’ils reviennent en Corse ?
Lors des dernières élections régionales, avez-vous entendu parlé d’un programme d’un candidat afin de s’intéresser à nos jeunes et à leur avenir.
Comment peut on parler d’avenir de la Corse si nous ne sommes pas en mesure d’en assurer un à notre jeunesse ?
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